Après une période de transition progressive, qui a débuté en 2024, ça y est, MiCA va être définitivement mis en place le 1er juillet 2026 en Europe. Cette réglementation européenne sur les actifs numériques est un véritable atout pour les plateformes crypto, puisqu’elle ouvre un marché européen unifié à celles-ci. En effet, si vous êtes conforme à MiCA dans un pays, l’accès vous est ouvert dans le reste de l’Europe.
Mais ce qui est un avantage pour certains peut se révéler un cauchemar pour d’autres, car la licence pour opérer sous MiCA est plus contraignante à obtenir que l’enregistrement PSAN délivré dans le passé par l’AMF. Or, passé le 1er juillet 2026, une plateforme crypto non agréée n’aura plus le droit d’opérer dans l’Hexagone. Le régulateur français a été plutôt clair là-dessus.
➡️ Est-ce que la plateforme crypto que vous utilisez est conforme à MiCA ? Je vais vous aider à le déterminer, et surtout, en cas de réponse négative, à voir comment transférer vos actifs vers une plateforme crypto agréée, pour traverser cette période en toute sérénité.
Pour éviter de tomber sur une arnaque, je conseille depuis longtemps dans mon guide pour investir en crypto de privilégier des plateformes enregistrées en tant que Prestataire de Services sur Actifs Numériques (PSAN) auprès de l’Autorité des Marchés Financiers. MiCA va un cran plus loin, ce qui je l’espère va permettre de protéger encore mieux les investisseurs des arnaques crypto. Le nombre de victimes que je croise sur le forum de Finance Héros est juste effrayant…
Rappel de ce qu’est MiCA et ce qui change le 1er juillet 2026

MiCA (Markets in Crypto-Assets) est le premier cadre juridique unifié au niveau de l’Union Européenne. Auparavant, chaque pays de l’UE avait ses propres règles, comme par exemple le statut de PSAN en France, qui n’avait aucune valeur en Allemagne ou en Espagne.
Désormais, MiCA fixe les règles du jeu dans plusieurs domaines, avec un niveau d’exigence assez poussé :
- Des règles au niveau des actifs numériques eux-mêmes, ce qui a par exemple abouti à la disparition de l’USDT pour les utilisateurs européens
- Des règles au niveau des plateformes crypto (ex. gouvernance), avec un nouvel agrément au niveau européen : Prestataire de Services sur Crypto-Actifs (PSCA) qui vient remplacer le statut de PSAN en France
- Et tout un arsenal concernant la lutte contre le financement du terrorisme et le blanchiment d’argent
Si le site de l’ESMA (European Securities and Markets Authority), il est indiqué une entrée en vigueur en juin 2023, mais avec une période de transition qui prend fin le 1er juillet 2026.
➡️ Passé le 30 juin 2026, la plateforme que vous utilisez pour investir en cryptomonnaies devra avoir l’agrément de PSCA. Autrement, voilà ci-dessous les conséquences prévisibles.
Quel impact si votre plateforme crypto n’est pas agréée MiCA ?

⚠️ L’Autorité des Marchés Financiers, en accord avec la ligne de l’ESMA, indique que toute plateforme crypto qui n’a pas obtenu le statut de Prestataire de Services sur Crypto-Actifs (PSCA) d’ici au 1er juillet 2026 devra mettre en œuvre un « plan de cessation d’activité crédible et immédiatement exécutable, conforme aux obligations imposées par MiCA en matière de conduite, de prudence et de LCB/FT. » (note : LCB/FT = Lutte Contre le Blanchiment des capitaux et le Financement du Terrorisme).
Concrètement, pour être conforme avec la loi, une plateforme qui n’est pas PSCA en temps et en heure devra organiser le transfert des actifs de ses utilisateurs vers une plateforme PSCA ou vers un wallet crypto physique, géré par l’utilisateur lui-même.
N’attendez pas la dernière minute pour transférer vos actifs. Cette situation est assez inédite, donc rien ne garantit qu’en plein milieu de l’exécution d’un plan de cession d’activités vous puissiez acheter et revendre vos cryptomonnaies quand vous le souhaitez. Or étant donné la forte volatilité des marchés crypto, cela peut s’avérer assez risqué. Le pire n’est jamais sûr, mais si un évènement comme la chute de Terra (LUNA) ou la faillite de FTX survenait, vous pourriez vous en mordre les doigts.
Vérifier si votre plateforme est conforme à MiCA : mode d'emploi

Afin de vérifier si votre plateforme crypto est en accord avec la nouvelle régulation, vous avez simplement à vous rendre sur le site internet de l’AMF, à cette page : https://www.amf-france.org/fr/espace-epargnants/proteger-son-epargne/listes-blanches .
Vous avez simplement à taper le nom de la plateforme dans la barre de recherche, puis cliquer sur la petite loupe.
Pour une plateforme agréée PSCA, comme Coinhouse, cela donne :

✅ Il faut bien qu’il y ait marqué « agréé » pour être en ligne avec MiCA.
❌ Le statut « enregistré » ne suffit plus pour opérer après le 30 juin 2026. Par exemple, ci-dessous la situation de Binance au 19 juin 2026, ce qui a fait un peu de bruit au sein du secteur crypto :

Parfois le nom commercial d’une plateforme crypto diffère nettement du nom de sa société. Dans le doute, vous pouvez également taper dans votre moteur de recherche « NOM PLATEFORME + MiCA ». Si votre plateforme est agréée MiCA, généralement elle communique largement dessus. Si rien ne ressort et que vous ne trouvez pas la plateforme sur le site de l’AMF, c’est qu’elle n’est probablement pas en conformité.
Vers quelles plateformes transférer vos cryptos actifs ?
Si votre plateforme crypto n’est pas PSCA, je vous conseille donc de transférer vos actifs vers un acteur agréé, avant d’être en plein plan de cessation d’activités.
Vous pouvez vous tourner vers mon comparatif des meilleures plateformes crypto, où vous trouverez une sélection d’acteurs répondant à différents profils d’investisseurs.
Parmi ceux-ci, dans le contexte de MiCA, je recommande notamment la plateforme crypto française Coinhouse, et je vais vous expliquer pourquoi.
Coinhouse : une plateforme crypto agréée MiCA auprès de l’AMF
J’ai un léger côté patriote, donc j’avoue avoir un petit faible pour une plateforme crypto made in France comme Coinhouse. Mais au-delà de ce critère un peu personnel (même si je l’espère partagé par d’autres), Coinhouse appartient aux acteurs extrêmement sérieux d’un point de vue réglementation, et avec un service client au top, ce qui est souvent en atout lorsqu’il faut se faire aider lors de transfert d’actifs.
✅ Coinhouse était la première plateforme enregistrée PSAN en France, dès 2020. C’est vous dire s’ils prennent le sujet au sérieux.
✅ Et depuis le 7 mai 2026, Coinhouse est agréé PSCA. Pourquoi si tard vous demandez-vous peut-être ? A mon avis, c’est parce qu’ils font partie des rares à avoir obtenu l’agrément MiCA auprès de l’Autorité des Marchés Financiers, le régulateur français. Or celui-ci a la réputation de faire partie des plus exigeants, contrairement à d’autres juridictions comme Malte ou Chypre, parfois accusées de donner un peu facilement le sésame.
Au-delà de l’aspect réglementaire, les atouts de Coinhouse sont :
- Un historique et une expertise forts (Coinhouse a été créé en 2014 en France)
- Une offre de service large (achat/vente de cryptos, mais aussi staking, DCA, et même de la gestion de portefeuille crypto)
- Un service client en français, joignable même par téléphone, et reconnu pour sa qualité (4,7/5 de moyenne sur Trustpilot, pour plus de 2 500 avis en juin 2026, ce qui est assez incroyable pour une plateforme crypto)
🔎 Si vous voulez un panorama complet, lisez mon avis sur Coinhouse.
En tout cas, à mon avis vous ne ferez pas un mauvais choix si jamais vous transférez vos cryptos chez eux. D’ailleurs, je vais vous expliquer concrètement comment ça se passe.
Transférer ses cryptomonnaies : comment ça se passe en pratique

Pour transférer vos actifs numériques, vous devez commencer par vous créer un compte sur une plateforme agréée. Soit vous téléchargez l’app, soit vous créez un compte sur le site depuis votre ordinateur. Pour ce genre de manipulations, personnellement, je préfère l’ordinateur, mais vous faites comme vous voulez 😊.
Normalement créer un compte en ligne se fait en quelques minutes, y compris les contrôles de conformités (KYC). Néanmoins, je vous conseille de ne pas tout faire à la dernière minute. Il faut quand même que vous ayez une pièce d’identité sous le coude et que vous répondiez à quelques questions.
Une fois votre compte prêt, vous générez une adresse de dépôt sur votre plateforme, que vous renseignez lorsque vous initiez les transferts depuis votre ancienne plateforme.
✅ Le transfert de crypto-actifs vers un compte Coinhouse est gratuit, et fonctionne avec les principales cryptomonnaies suivantes : Bitcoin (BTC), Ethereum (ETH), USDC, XRP, LTC et Bitcoin Cash (BCH). Pour les autres cryptos, je vous conseille de les convertir en stablecoins (USDC) puis de les transférer. Si vous revendez vos cryptomonnaies contre des euros, pour transférer ceux-ci, alors vous allez devoir déclarer vos transactions, et potentiellement payer des impôts dessus. Donc autant éviter, puisque votre but ici n’est pas de récupérer une plus-value…
Et si jamais vous avez le moindre doute (⚠️ transférer des cryptos via le mauvais réseau blockchain peut entraîner leur perte définitive !), avec un acteur comme Coinhouse au moins vous pouvez compter sur l’aide du service client dans vos manipulations. Utile si vous n’êtes pas familier avec ce genre d’opérations.
Conclusion : MiCA, une réglementation avec un véritable impact
Quand la fiscalité crypto change, ou qu’une règle non contraignante comme le statut PSAN émerge, vous n’avez rien à faire. Même si j’ai toujours recommandé d’utiliser une plateforme PSAN pour éviter les arnaques, et trader avec un acteur sérieux, cela n’a jamais été contraignant. Juste douloureux après coup pour ceux qui ont perdu des milliers d’euros.
Cette fois-ci avec MiCA et l’agrément PSCA, vous pouvez être amené à devoir passer à l’action si vos actifs ne sont pas au bon endroit. Car si vous pouvez toujours attendre qu’un plan de cessation d’activités soit mis en œuvre, sur un marché volatil comme les cryptomonnaies, ça n’est pas une option que je recommande.
Mais comme disent les comiques Chevallier et Laspalès : c’est vous qui voyez ! 😉
- Communiqué de l’AMF sur la fin de la période transitoire MiCA : https://www.amf-france.org/fr/actualites-publications/actualites/fin-de-la-periode-transitoire-mica-lesma-precise-ses-attentes-envers-les-professionnels-et-alerte
