Le monde moderne que nous connaissons aujourd’hui est largement dépendant de la quantité de pétrole extraite du sous-sol de la planète. Que ce soit pour son transport, pour son agriculture ou son industrie, l’humanité brûle près de 100 millions de barils de pétrole chaque jour, soit 15 milliards de litres !

À ce rythme il est évident que le pétrole finira par manquer et, comme le dit l’adage, ce qui est rare est cher… Êtes-vous prêt à saisir l’opportunité ?

Les points clés
  • Le pétrole se raréfie et il sera de plus en plus difficile à extraire (et donc plus coûteux).
  • Le prix du pétrole est cyclique : des prix bas entraînent une réduction des investissements dans l’exploration et la production, ce qui entraîne moins de production future et une hausse des prix.
  • Différents produits financiers sont à disposition pour « acheter du pétrole » : les actions, les ETF, les turbos et les CFD.

Raréfaction du pétrole et pic pétrolier

Pic pétrolier : la fin du pétrole est-elle pour bientôt?

Le pétrole s’est formé dans le sous-sol de la Terre il y a plusieurs millions d’années. À l’échelle humaine, le pétrole est donc une ressource finie. Tôt ou tard, il n’y aura donc plus de pétrole sur Terre. Reste à savoir quand.

On peut déjà observer les découvertes de nouveaux gisements de brut conventionnel sont en chute libre depuis le début des années 70. La grande majorité des réserves mondiales est donc d’ores et déjà connue et les découvertes futures ne changeront pas la donne. Or, ce sont les découvertes d’aujourd’hui qui assureront la production de demain.

Découvertes de pétrole au cours du temps
Découvertes de pétrole dans le temps. Sources : Rystad Energy, Wood Mackenzie.

Certaines régions pétrolifères sont déjà en déclin. C’est tout particulièrement le cas du pétrole de la mère du Nord (le Brent), dont la production a atteint son pic en 1999. A l’échelle de la planète, la plupart des analystes s’accordent sur sur le fait que la production de pétrole a atteint un plateau aux alentours de 100 millions de barils de pétrole par jour.

On estime à 2000 milliards de barils environ, les réserves de brut techniquement extractibles. Au rythme actuel, c’est tout juste suffisant pour les 55 prochaines années. Mais il serait trompeur de croire que les difficultés d’approvisionnement n’apparaîtront pas avant quelques décennies, la production ne s’arrêtera pas nette dans 55 ans : un déclin progressif est inévitable.

Dans les faits, ce niveau de production sera tenable jusqu’en 2025 voir 2030, avant de décliner à par manque de nouvelles ressources exploitables.

Le graphique ci-dessous illustre le pic pétrolier à venir.

Investir dans le pétrole en prévision d'un pic pétrolier

Pour amortir la chute, il sera par ailleurs nécessaire d’exploiter de plus en plus de sources d’hydrocarbures dites non conventionnelles, plus coûteuses à extraire.

La fin du pétrole bon marché

Aux origines de l’industrie pétrolière, le pétrole était pompé dans des champs très généreux et peu profonds, pour le dire de manière imagée, il n’y avait « qu’à se baisser pour ramasser le pétrole ». Mais la fin des années 2000 marque un tournant dans l’histoire de l’industrie : l’ère du pétrole bon marché est derrière nous. Pour continuer à honorer une demande en croissance, il est désormais nécessaire de se tourner vers des pétroles non conventionnels.

Le développement de la filière américaine de pétrole de schiste (ou plus exactement de pétrole de gisements compacts) en est un exemple. La production de ce pétrole nécessite de forer à plus de 2 km des puits horizontaux. Il faut ensuite y injecter de l’eau à forte pression afin de fracturer la roche réservoir et enfin pomper le pétrole. La durée de vie d’un puits de pétrole de gisement compact est faible: 50% à 75% des réserves sont pompées les deux premières années. En tout, il aura fallu près de 900 Milliards de dollars d’investissement et 200 000 forages pour que la production américaine se redresse à partir de 2010 après 40 années de déclin. On estime aujourd’hui à 50$ le prix du baril nécessaire pour rentabiliser un nouveau puits dans les zones les plus favorables de pétrole de schiste américain et plus de 70$ pour les zones les moins rentables.

À l’avenir, d’autres pétroles non conventionnels devront être exploités pour répondre à la demande future :

  • les sables bitumineux du Canada, dont plusieurs millions de barils sont déjà produits quotidiennement et dont le breakeven est de l’ordre de 75$ le baril ;
  • le pétrole extra-lourd du Venezuela, très visqueux et donc très difficile à extraire ;
  • le pétole de la zone arctique, dont les conditions extrêmes ne permettront pas une extraction à grande échelle avant un retour des prix à 100$ le baril.

Dans une configuration où le pétrole se raréfie, il devient donc de plus en plus coûteux à extraire. Cela ne manquera pas de se traduire par une hausse des prix progressive à court, moyen et long terme. Cela pourrait même amener à un nouveau choc pétrolier.

Quelles perspectives de gain avec le pétrole ?

La demande de pétrole en croissance à moyen terme

Les utilisations du pétrole sont innombrables. L’or noir sert bien sûr de carburant à la vaste majorité des 1,4 milliards d’automobiles en circulation, mais il permet aussi de produire les engrais et les pesticides nécessaires à l’agriculture moderne, les lubrifiants industriels, le bitume, les plastiques, le nylon, les adessifs, et tout un tas de produits de la vie quotidienne.

L’humanité est fortement dépendante du pétrole parce qu’il est difficilement substituable :

  • il a une forte densité énergétique ;
  • il est liquide à température ambiante et donc facilement transportable (dans des pipelines par exemple), contrairement au charbon ou au gaz ;
  • il se stocks facilement, contrairement à électricité.

Les pays en développement ont un besoin croissant de pétrole pour alimenter leur industrie et pour satisfaire leurs nouveaux modes de vie. Quand un Chinois consomme en moyenne 3 barils de pétrole par an, un Français en consomme 8 et un Américain 22 ! Si toute l’humanité consommait autant de pétrole qu’un Français, il faudrait doubler la production de pétrole. En se restreignant à la Chine et l’Inde, il faudrait augmenter la production d’or noir de 45%.

consommation de petrole au cours du temps.
Consommation de pétrole par continent. Sources : BP.

C’est donc sans surprise que la croissance de la consommation de pétrole est tirée par les pays en développement. Le graphique ci-dessous montre l’évolution de la consommation de pétrole dans le monde

Nous l’avons vu, pour continuer à extraire de l’or noir, il faut pomper un pétrole de plus en plus difficile d’accès. Or, les investissements nécessaires pour y arriver sont colossaux et risqués. À titre d’exemple, en 2015, Shell a mis fin à un projet de plateforme pétrolière offshore au nord de l’Alaska, après y avoir investi 7 milliards de dollars faute d’y trouver suffisamment de pétrole.

Pour réaliser ces investissements, il faut que les bénéfices futurs le justifient et donc que le prix du pétrole soit élevés. L’exploration et la production de pétrole est donc cyclique :

  • Lorsque les prix sont élevés, les compagnies pétrolières lancent de nombreux projets d’exploration et mettent en production de nouveaux puits ;
  • Le surplus d’or noir produit entraîne une baisse du prix du baril ;
  • La baisse des prix entraîne l’arrêt des nouveaux projets de production, devenus moins rentables ;
  • La production se tarit, les puits les plus anciens étant naturellement en déclin.
  • Le marché se tend et les prix augmentent.

Notez que ce cycle est long de plusieurs années. En ce moment, avec des prix du Brent faibles la plupart des projets sont à l’arrêt. Les compagnies pétrolières sont obligées de licencier et les plus petites font faillite. On peut l’observer sur le nombre de forages effectués dans le monde.

Ainsi, entre 2011 et 2015, les prix ont oscillé au-dessus de 100$ le baril. C’est dans ces conditions que le pétrole de schiste américain a pu se développer. En 2016, le prix du baril s’effondre à 30$ et les investissements sont coupés. En 2017, cela entraîne un retour des prix à leur niveau d’équilibre, autour de 60$ jusqu’à la crise du covid. Plus le prix restera faible longtemps, plus la production future viendra à manquer et plus le rebond des prix sera spectaculaire.

Les prévisions du prix du pétrole

Faisons un petit résumé de ce que nous avons détaillé plus haut :

  • le pétrole coûte de plus en plus cher à produire ;
  • la demande de pétrole est guidée par les besoins croissants des pays émergents ;
  • les prix bas résultants de la crise sanitaire vont entraîner une sous-production dans les prochaines années.

Dans ces conditions il est clair que les prix seront à la hausse à moyen et long terme. Rystad Energy, cabinet de conseil spécialisé dans l’énergie estimait en 2017 l’exploitation de 40% des réserves ne peut se faire avec un prix inférieur à 80$.

À plus long terme, avec la raréfaction du pétrole, les prix pourraient retrouver leurs niveaux du début des années 2000, autour de 100$ le baril, prix qui sera nécessaire pour envisager une nouvelle vague d’investissements d’envergure. Retrouvez notre prévision des prix du pétrole ici !

En misant sur la hausse du pétrole, vous pourriez donc réaliser une plus-value potentielle de l’ordre de 50%.

Les 4 façons d’investir dans le pétrole

1. Acheter des actions de compagnies pétrolières

En achetant des actions comme Total, BP, Chevron ou encore ExxonMobil, vous investissez indirectement dans les prix du pétrole. En effet, l’activité principale de ces entreprises étant de commercialiser du pétrole, le prix de leurs actions est assez fortement corrélé à celui du pétrole.

Néanmoins, la corrélation en prix des actions et prix du pétrole n’est pas parfaite, loin de là. De nombreux autres facteurs influencent l’évolution du prix des actions (le niveau d’endettement des entreprises, leurs réserves, ou encore la part du chiffre d’affaires lié à des activité annexes à la simple production). De plus, ces sociétés tendent à diversifier leurs activités en investissant dans la production d’énergie renouvelable, ce qui décorrèle le prix des actions de celui du brut.

2. Investir dans le pétrole avec des ETF

Un ETF (Exchange Traded Fund) est un fonds d’investissements coté en bourse dont l’objectif est de répliquer un indice boursier. De même qu’il existe des ETF qui répliquent le CAC 40, il existe des ETF qui répliquent le cours de bourse du pétrole Brent ou du WTI. On parle aussi d’ETC (Exchanged Traded Commodity).

Bien qu’imparfaite, la réplication des ETF est assez fidèle. C’est une solution très pratique pour les investisseurs de moyen terme car vous pouvez conserver l’ETF autant de temps que vous le souhaitez et les frais de gestion sont relativement faibles. Attention, certains ETF ne répliquent pas le prix de l’or noir mais celui d’un panier d’actions pétrolières : cela revient donc à acheter des actions.

Hugo
Les conseils de Hugo

Les ETF Brent et WTI sont des bonnes solutions pour parier sur une hausse des prix du pétrole à long terme. C’est l’instrument financier que nous recommandons pour commencer. Vous pouvez retrouver une liste complète d’ETF sur le pétrole ici.

3. Acheter des CFD sur le pétrole

Les CFD (Contract For Difference) sont des produits dérivés qui permettent de parier sur la différence entre le cours du pétrole au moment où vous achetez le CFD et au moment où vous le vendez. Vous pouvez aussi bien parier à la hausse ou à la baisse.

Les avantages principaux des CFD sont :

  • la simplicité d’utilisation ;
  • la cotation en continu ;
  • l’effet de levier ;

Les inconvénients sont :

  • la différence entre le prix de vente et le prix d’achat, qui peut être important. Cela agit comme des frais masqués ;
  • si vous conservez le CFD overnight, c’est-à-dire pendant plusieurs jours, alors des frais vous seront prélevés, variables selon les plateformes.

Les CFD sont principalement prévus pour le court ou le moyen terme. Pour traiter des CFD, vous devrez ouvrir un compte dédié, auprès d’une plateforme de trading (comparatif ici).

4. Acheter des turbos sur le pétrole

Un turbo est un produit dérivé dont le prix dépend d’un sous-jacent, dans notre cas, le pétrole. Ils sont un plus difficile à appréhender que les CFD. Les caractéristiques principales du turbo sont les suivantes :

  • L’échéance – elle n’est pas obligatoire, dans ce cas on parle turbos illimités.
  • Le prix d’exercice – il est fixé à l’avance.
  • Le ratio

À la date d’échéance, vous toucherez alors la différence entre le prix du pétrole et le prix d’exercice, multipliée par le ratio :

(prix du cours – prix d’exercice)*ratio

Vous n’êtes pas obligé de conserver le turbo jusqu’à échéance, vous pouvez le revendre à tout moment. Attention toutefois, si le prix du pétrole passe en dessous du prix d’exercice, alors vous perdez votre mise. On parle de barrière désactivante.

Les avantages des turbos pour investir dans le pétrole sont :

  • l’effet de levier qui est variable selon le prix d’exercice et l’échéance ;
  • le prix du turbo est directement lié à celui du pétrole ;

En revanche, la barrière désactivante représente un risque supplémentaire. Nous vous conseillions donc d’acheter des turbos dont le prix d’exercice est faible et ne sera probablement jamais atteint ; de l’ordre de 35 $ pour le Brent.

Les meilleures plateformes pour investir dans le pétrole

Voici un tableau comparatif des plateformes boursières pour investir sur le pétrole. Vous pouvez retrouver notre comparatif complet ici.

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Degiro pour investir dans le pétrole sur le moyen/long terme

Investir dans le pétrole avec Degiro
Degiro, un courtier en bourse complet pour investir dans le pétrole avec des ETF ou des Turbos.

Degiro s’est imposé comme une plateforme de référence dans toute l’Europe depuis sa création en 2008. Degiro est donc une excellente plateforme pour investir sur le pétrole sur le moyen et long terme (et pour gérer son compte-titres de manière générale). Vous pouvez trouver notre avis détaillé sur Degiro ici.

L’avantage de Degiro par rapport aux autres plateformes, c’est son large choix d’ETF sur le pétrole. De plus, mes frais de Degiro sont parmi les plus bas du marché. Le courtier propose même une sélection d’ETF sans frais de courtage (autrement cela vous coûtera 2€ + 0,02% par transaction) Degiro donne aussi accès à une belle gamme de turbos avec des frais réduits (1€ + 0,04% par transaction).

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eToro pour les CFD sur le pétrole (en toute simplicité)

Investissez dans le pétrole avec eToro, grâce à un ETF et aux CFD.

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Ce broker ne propose qu’un seul ETF sur le pétrole (le United States Oil Fund – USO). Mais il a un gros avantage : il n’y a pas de frais de courtage sur eToro (sur les actions et les ETF).

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Trading de CFD et d'ETF sur le pétrole avec XTB.
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