La saison automnale n’annonce pas seulement l’arrivée prochaine des citrouilles et des oranges, c’est aussi le début du compte à rebours pour réduire vos impôts payés en 2027 (sur vos revenus 2026). Pour cela, un produit d’épargne grand public s’avère bien pratique : le plan d’épargne retraite (PER). Les versements effectués sur ce dernier peuvent en effet être déduits de votre revenu imposable, à condition d’être réalisés avant le 31 décembre. 

Mais pour profiter pleinement de cet avantage, encore faut-il en maîtriser toutes les subtilités : connaître ses plafonds de déduction, apprendre à bien les utiliser, identifier les bonnes cases à cocher dans sa déclaration…

➡️ Pour vous aider dans cette démarche de fin d’année, voici toutes les astuces à connaître pour réduire la facture fiscale.

1. Connaître les règles d’utilisation de son propre plafond (le maximum que l’on peut déduire sur un an)

Premier point : les versements à destination de votre PER sont bien déductibles de votre revenu imposable, mais dans une certaine limite. La règle générale veut que vous ne puissiez pas retrancher plus de 10% de vos revenus à l’aide de votre PER. 

➡️ Cela signifie que si vous gagnez par exemple 40 000 € par an, vous ne pourrez déduire que 4 000 € de votre revenu imposable, à condition d’avoir versé autant sur votre PER.

Cette règle des 10% est encadrée par un plancher et un plafond : 

  • Pour les contribuables les plus fortunés : impossible de déduire plus de 37 680 €* au titre de cette année (88 911 €* pour les travailleurs non-salariés, TNS), même si cela représente moins que 10% de votre salaire annuel. 
  • Pour les contribuables qui touchent de faibles revenus : vous pouvez déduire jusqu’à 4 710 €* pour les salariés et 4 806 €* pour les TNS de votre revenu imposable, même si ce montant représente plus de 10% de votre revenu annuel. 

Par exemple : une personne rémunérée au Smic, soit environ 17 000 € nets par an, peut monter jusqu’à 4 710 € de versement, au lieu des 10% (ce qui ne ferait que 1 700 € de déduction).

*Ces montants évoluent chaque année en fonction du PASS (Plafond Annuel de la Sécurité Sociale), qui lui-même dépend du niveau des salaires et de l’inflation. Les plafonds 2026 seront donc légèrement différents des plafonds de 2027, car le PASS est réévalué chaque année au 1er janvier.

2. Vous pouvez ajouter vos plafonds des trois années précédentes

Vous savez à présent combien vous pouvez déduire de votre revenu imposable de l’année en cours, si tant est que vous versiez autant sur votre PER. Mais ce n’est pas tout !

✅ En plus du plafond de 2026, vous pouvez également utiliser ceux des années précédentes, s’ils n’ont pas été utilisés.

➡️ Si vous avez ouvert votre PER cette année par exemple (ou que vous n’avez jamais eu recours à son avantage fiscal), vous pouvez ajouter à votre plafond de 2026 les plafonds non consommés de 2025, 2024 et 2023.

Astuce : les plafonds des années précédentes et leur consommation figurent dans votre déclaration de revenus.

Par exemple : si votre salaire de 40 000 € n’a pas bougé depuis 4 ans, vous pouvez déduire 4 000 € cette année, mais aussi 4 000 € en 2025, 2024 et 2023, soit un total de 16 000 € à retrancher de vos revenus imposables de cette année.

Pour les plus fortunés, il sera possible de déduire jusqu’à 142 877 € en cumulant les plafonds les plus élevés de 2026 et ceux des trois années précédentes. Ce qui représente une économie d’impôt finale de 64 294,65 € dans la tranche marginale d’imposition (TMI) à 45%, ou de 58 579,57 € dans celle à 41%.

💡 Pour calculer la réduction d’impôt finale obtenue l’année prochaine, il suffit de multiplier vos versements par la tranche d’imposition concernée, en commençant par la plus élevée.

🌍 Nouveautés 2026

La loi de finances pour 2026 a allongé les délais de report : les plafonds non consommés sont désormais utilisables pendant 5 ans et non plus 3 ans. Toutefois, cette réforme entre progressivement en vigueur à partir de cette année : le plafond de 2026 sera le premier à pouvoir être utilisé en tant que 5e année en 2031.

3. Ajoutez les plafonds du conjoint…

Vous avez versé suffisamment pour remplir votre plafond annuel et celui des années précédentes ?

✅ Et bien ce n’est pas fini : si vos propres plafonds ne vous suffisent pas, vous pouvez également utiliser ceux de votre conjoint ou conjointe s’ils sont disponibles.

➡️ Pour cela, il suffit de cocher la case 6QR (appelée «mutualisation du plafond de déduction») de votre déclaration de revenus commune. 

Si votre conjoint gagne lui aussi très bien sa vie et qu’il n’a jamais rien versé dans un PER, vous pouvez alors consommer tous ses plafonds et ajouter jusqu’à 142 877 € de versements déductibles, soit au total jusqu’à 285 754 € à soustraire du revenu imposable du foyer fiscal (142 877 € x 2). 

💡 Dans ce cas-là aussi, ce sont d’abord les plafonds les plus anciens qui seront consommés les premiers, dès lors que vous versez davantage que votre plafond annuel. 

4. …et de vos enfants !

Et ce n’est pas fini ! Depuis le 1er janvier 2024, il n’est plus possible d’ouvrir un PER pour un enfant mineur, mais les PER qui avaient été ouverts avant cette date courent toujours. Et il reste possible de verser dessus, si l’enfant devenu majeur est rattaché à votre foyer fiscal. 

✅ En effectuant des versements sur les PER ouverts au nom de vos enfants, vous pouvez donc bénéficier de leurs propres plafonds, qui sont cette année au plancher de 4 710 € par enfant, en l’absence de revenus professionnels. 

➡️ Les plafonds des trois années précédentes sont aussi mobilisables s’ils n’ont pas été entamés.

5. Bien calibrer ses versements pour rester dans la tranche la plus haute 

Toutefois attention, sortir l’artillerie lourde pour utiliser tous les plafonds disponibles n’est pas toujours la stratégie la plus efficace.

❌ En effet, plus vous déduisez de votre revenu annuel, plus vous reculez dans le barème progressif de l’impôt, et plus la réduction d’impôt totale diminue.

Par exemple : avec un salaire annuel de 40 000 €, vous vous trouvez dans la TMI à 30% (qui concerne les revenus de 29 580 € à 84 577 € en 2026). Il s’avère que vous n’avez pas utilisé vos plafonds des 3 dernières années : vous pouvez donc déduire jusqu’à 16 000 €. Vous versez ce montant sur votre PER. Vous allez ainsi obtenir : 

  • une réduction de 3 126 € dans la tranche à 30% pour 10 420 € sur les 16 000 € (40 000 – 10 420 € = 29 580, soit le début de la tranche à 30%), 
  • Mais vous basculez ensuite dans la tranche inférieure à 11%, et les 5 580 € restants de versements ne génèrent « que » 613,80 € d’impôt en moins.

Votre ristourne fiscale s’élève ainsi au total à 3 739,80 €, alors qu’elle aurait été de 4 800 € si vous étiez resté dans la TMI à 30% avec les 16 000 € versés. 

Quentin
Les conseils de Quentin

Il est toujours intéressant de réduire ses impôts sur une année. Mais une fois vos plafonds des années précédentes utilisés vous ne pouvez plus y avoir recours. Idem, il peut être contre-productif d’utiliser une partie conséquente de votre épargne pour effectuer un gros versement sur une seule année, quand vous auriez pu lisser l’effort sur plusieurs, en veillant à ne neutraliser que votre tranche d’impôt la plus élevée.

6. S’assurer de connaître les bonnes cases à cocher dans la déclaration de revenus

Dernière subtilité pratique, quels que soient les plafonds que vous allez utiliser, n’oubliez pas d’indiquer le montant des versements que vous souhaitez déduire au moment de remplir votre déclaration de revenus. Tout ne se fait pas automatiquement !

➡️ En effet, votre assureur va bien communiquer à l’administration fiscale le total de vos versements vers votre PER. Ce montant sera prérempli dans une case grisée.

⚠️ Toutefois, il ne faut pas oublier d’indiquer “à la main” le montant que vous souhaitez déduire de votre revenu à partir de ces versements dans les cases en dessous (6NS, 6NT, 6NU, pour déclarant 1, déclarant 2 et personne à charge). Sinon, vous ne bénéficierez pas de la réduction d’impôt.

7. Choisir un PER efficace

Pour finir, il faut rappeler que l’avantage fiscal propre au PER existe pour tous les PER du marché, quel que soit le contrat. Toutefois, bien choisir son établissement peut vous faciliter grandement la tâche.

✅ Avec un courtier ou un acteur en ligne comme Altaprofits, par exemple, vous pourrez : 

  • être plus réactif pour effectuer vos versements,
  • et avoir un historique clair des versements déjà effectués sur votre espace personnel.

Surtout, au-delà de l’avantage fiscal, il faut garder à l’esprit que le PER est un produit d’épargne de long terme, que vous allez conserver plusieurs années – voire décennies. Il faut donc le sélectionner avec attention, en particulier sur des critères tels que : 

  • les frais,
  • la qualité des supports proposés (en préférant notamment les PER proposant des ETF),
  • les performances de la gestion pilotée à horizon (le mode de gestion proposé par défaut),
  • la réactivité du service client, l’écoute des conseillers,
  • etc.

➡️ Pour ce faire, vous pouvez par exemple vous diriger vers l’e-PER Altaprofits, qui figure sur notre podium des meilleurs PER.

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