Définition – Qu’est-ce que le private equity?

Le private equity, qu’on pourrait traduire en français par « l’actionnariat privé » est une gamme d’investissement via laquelle un investisseur institutionnel ou un particulier finance une entreprise non cotée. Le private equity, aussi qualifié de capital investissement, consiste donc à investir au capital de start-up, ou de PME.

La plupart du temps, cette société est dans une phase de croissance ou parfois de redressement. En investissant en private equity, vous ne vous contentez pas d’investir, vous accompagnez aussi une société qui va pouvoir accélérer son développement.

En contrepartie de l’immobilisation de son capital à moyen/long terme et d’un risque accru, l’investisseur attend généralement un retour sur investissement supérieur à celui des marchés financiers cotés

Les différentes formes de private equity

Les différentes formes de private equity

Il existe principalement quatre formes de capital investissement, selon le stade de développement de la société visée :

  • Le capital risque, qui est un investissement dans une société en cours de création.
  • Le capital développement, qui est un investissement dans une société qui veut augmenter ses capacités de production en recherchant des investisseurs pour l’épauler dans sa stratégie.
  • Le capital transmission, qui consiste à investir dans une entreprise dont les dirigeants souhaitent céder des parts à de nouveaux entrants.
  • Le capital retournement, qui correspond à investir dans entreprise en perdition afin de la rétablir. 

Il n’est pas rare qu’une opération de capital développement ou de capital transmission se fasse par l’intermédiaire d’un LBO. Un LBO, pour leverage buy out désigne un montage dans lequel une partie des actions sont acquises grâce à l’endettement, offrant ainsi un effet de levier (leverage) aux investisseurs.

L’investissement dans les PME non cotées n’est pas sans risque. Néanmoins, depuis peu, cette classe d’actifs longtemps réservée aux investisseurs institutionnels et aux clients des banques privées se démocratise en s’ouvrant aux particuliers. Cela grâce, en particulier, au crowdfunding dont nous parlons plus bas. 

Le private equity en chiffres 

Au niveau mondial

Le marché du private equity est en pleine expansion. Les actifs sous gestion dans le monde ont atteint 4 500 milliards en juin 2020, soit une croissance de 6% par rapport à l’année précédente. 

En vingt ans, la capitalisation des actifs mondiaux du capital investissement a été multipliée par 10. L’appétit croissant pour le risque et des réussites marquantes ont alimenté cette croissance exceptionnelle.

Par exemple, lors de l’acquisition de Youtube par Google, Sequoia Capital, premier fonds de private equity à avoir investi dans la plateforme de partage de vidéos, a fait état d’une performance de 4 400% !

En France

La France n’échappe pas à cette lame de fond. Le capital investissement, qui a fait ses premiers pas à l’aune des années 80, s’est consolidé ces 20 dernières années pour atteindre des records.

En 2018, les fonds ont levé plus de 18 milliards d’euros selon Les Echos Capital Finance. Par ailleurs, la taille des fonds dédiés au private equity est en croissance exponentielle. En effet, la plupart gèrent aujourd’hui plus de 100 millions d’euros. 

En outre, depuis l’adoption de la loi Pacte en 2019, une partie de l’épargne des ménages français irrigue mieux l’économie réelle en général et le private equity en particulier. 

N’oublions pas, non plus, que notre start-up nation n’a pas à rougir de la Silicon Valley. Par exemple, la licorne Doctolib a levé en 2019, 150 millions d’euros pour doubler ses équipes, valorisant ainsi la start-up à plus d’un milliard d’euros. Pour la petite histoire, Doctolib créé en 2013 par quatre entrepreneurs avec la participation de quelques praticiens médecins. En 2014, elle levait 1 million d’euros auprès d’entrepreneurs hexagonaux.

Comment investir en private equity?

Comment investir dans le private equity ?

Les fonds de private equity

Un premier moyen de diversifier votre patrimoine dans le private equity et d’investir dans des PME est de passer par l’intermédiaire d’un fonds d’investissement spécialisé.

Il existe 3 grandes catégories de fonds dédiés au private equity pour les particuliers :

  • Les Fonds Communs de Placement à Risque (FCPR) : ces fonds sont les plus libres de leur gestion, ils sont investis au moins à 50% dans le non coté.
  • Les Fonds Communs de Placement dans l’Innovation (FCPI) : ils investissent au minimum à hauteur de 60% dans des PME innovantes.
  • Les Fonds d’Investissement de Proximité (FIP) : ces fonds financent des entreprises locales sur une zone géographique définie, c’est le cas, par exemple des FIP corses.

Tous ces fonds doivent être agréés par l’AMF (autorité des marchés financiers). Le budget minimum pour investir varie en fonction des sociétés de gestion. Vous pourrez investir dans des fonds à partir de 1.000 euros quand d’autres ne seront accessibles qu’à partir de 100.000 euros. 

Investir dans le private equity au sein d’une assurance vie

Bien que cela soit rare, des enveloppes comme le PEA, le PEA-PME ou l’assurance-vie peuvent en parfois référencer des FCPR. Cela peut être intéressant d’un point de vue fiscal, puisque les plus-values seront soumises à la fiscalité de ces mêmes enveloppes.

✅ L’avantage de passer par une assurance-vie c’est que l’assureur garantit la liquidité des titres. Autrement dit, votre argent ne sera pas bloqué même sur la partie investie en FCPR !

Pour investir dans le private equity, nous vous recommandons l’assurance-vie Filao Invest : c’est un contrat aux frais réduits qui propose deux FCPR sans frais d’entrée ! Vous pouvez aussi consulter notre comparatif des meilleures assurance vie.

Une réduction d’impôt avec les FIP et les FCPI

Autrement, sachez que les FIP et les FCPI jouissent d’une incitation fiscale alléchante. Vous pouvez, en effet, bénéficier d’une réduction d’impôt sur le revenu allant de 18% à 25% de la somme investie (selon la composition du fonds). L’investissement concerné est néanmoins plafonné à 12 000 € pour une personne seule et 24 000 € pour un couple. On vous en dit plus ici.

Comme pour tout placement risqué, gardez à l’esprit que le choix du fonds est très important. Avant de souscrire dans tel ou tel fonds de private equity, vérifiez que:

  • le secteur est porteur,
  • le portefeuille du fonds est suffisamment bien diversifié,
  • et que les frais de gestion sont raisonnables !

Le crowdfunding

L’equity crowdfunding permet aux particuliers de financer des PME et surtout d’investir dans des start-up via des plateformes web, dites de financement participatif.

Les atouts du crowdequity sont nombreux, en particulier :

  • Vous pouvez vous identifier à une aventure entrepreneuriale : contrairement aux FCPR et autres fonds de private equity, ici c’est vous qui choisissez les entreprises dans lesquelles vous investissez ! Les sites de crowdequity permettent de découvrir des personnes talentueuses qui fourmillent d’idées innovantes. Certaines sociétés participent à la révolution de nombreux marchés.
  • Simple et accessible : les plateformes font une présélection, compilent les informations clefs et gèrent les aspects administratifs de l’investissement. Tout se fait en ligne ! 
  • Un placement qui vous permet de payer moins d’impôts : tout comme les FIP et les FCPI, le vous pouvez défiscaliser une partie de vos impôts avec le crowdfunding. En effet, vous pouvez déduire 25% des montants investis de votre impôt sur le revenu, dans la limite de 50 000 € pour une personne seule et 100 000 € pour un couple soumis à imposition commune.

On vous aide à choisir les meilleures plateformes de crowdequity dans notre comparatif !

Quand investir dans le private equity ?

Le private equity doit être appréhendé comme un investissement de diversification. En effet, rappelez-vous que :

  • le capital ne peut être récupéré avant 5 à 10 ans, parfois plus ;
  • les PME et, a fortiori, les start-up sont des sociétés plus fragiles que les grandes entreprises cotées en bourse.

Par conséquent, vous devez être sûr de n’investir que des sommes dont vous êtes sûrs de ne pas avoir besoin dans les années à venir. Nous vous recommandons par ailleurs d’avoir un patrimoine déjà bien organisé et bien diversifié :