Nées avec le Bitcoin (BTC), les crypto monnaies sont passées dans une autre dimension avec Ethereum (ETH). Cette dernière a en effet apporté beaucoup à l’ensemble de l’écosystème que l’on appelle désormais la blockchain 🔗.

Les crypto monnaies sont divisées en plusieurs catégories, dans lesquelles nous retrouvons par exemple les monnaies décentralisées et les jetons d’usage (utility tokens). Les premières sont fièrement représentées par le BTC, tandis qu’ETH domine les seconds. 

Si vous ne connaissez pas grand-chose à ce milieu, commencez par à consulter notre article d’introduction aux crypto monnaies. Avec Ethereum, c’est un autre pan de la blockchain qui s’ouvre à vous. Il va plus loin que le Bitcoin, la crypto star dans laquelle on vous conseille d’investir si vous débutez.

Bref historique de la blockchain Ethereum (ETH)

Ethereum est un projet né en 2013 lorsque son livre blanc (whitepaper) est publié. Parmi ses cofondateurs, on retrouve Vitalik Buterin, Gavin Wood et Charles Hoskinson. Si Buterin est toujours le porte-voix de son projet, les deux autres sont partis créer leur propre blockchain, respectivement Polkadot (DOT) et Cardano (ADA).

Vitalik Buterin, un des fondateurs d'Ethereum
Vitalik Buterin, un des fondateurs d’Ethereum

La création d’Ethereum part du constat que le protocole Bitcoin est enfermé dans son seul aspect monétaire. Or, les cofondateurs d’Ethereum voient dans la technologie derrière le Bitcoin, la blockchain, une véritable révolution

En changeant quelques lignes du code informatique du protocole Bitcoin, il est possible de révolutionner le monde avec une véritable technologie de rupture : les smarts contracts, l’un des apports majeurs d’Ethereum.

Les smart contracts, la principale valeur ajoutée

Vous avez probablement déjà entendu parler des smart contracts. Ces derniers sont des programmes informatiques qui s’exécutent automatiquement lorsqu’une condition est remplie. Ainsi, ils ne sont pas vraiment « smart », mais ils sont redoutablement efficaces 😄.

Cette exécution automatique des clauses du contrat est la véritable force d’un smart contract. La vérification des informations est entièrement automatisée et l’exécution est inscrite dans la blockchain Ethereum.

Le domaine de l’assurance est celui qui fournit le plus d’exemples concrets. En effet, lorsqu’une condition est remplie (ex. annulation d’un avion pour une assurance voyage), celle-ci est automatiquement vérifiée et la personne ayant souscrit l’assurance est immédiatement indemnisée, sans aucune intervention d’un tiers.

Ainsi, le smart contract fonctionne sans intervention d’un tiers de confiance, est autonome, rapide, peu onéreux et toujours juste (si correctement paramétré 😅). L’exécution est entièrement traçable et de manière immuable dans la blockchain.

Les promesses d’Ethereum (ETH)

Grâce aux smart contracts, les promesses de la blockchain Ethereum sont nombreuses. Tout d’abord, si vous avez compris le principe du smart contract, on peut l’étendre bien au-delà du domaine de l’assurance.

Dans le secteur financier, il est possible d’utiliser cette technologie afin de mieux sécuriser les transactions et d’automatiser en totalité les ordres en bourse. En matière de chaîne d’approvisionnement, la commande de nouveaux stocks est automatiquement exécutée par le smart contract lorsque la limite prédéfinie est atteinte.

Le smart contract peut même toucher des domaines plus sensibles comme l’identité numérique, le fonctionnement du gouvernement ou les essais cliniques.

En résumé, vous avez compris que la technologie développée par Ethereum est théoriquement révolutionnaire. Mais vous vous demandez probablement s’il y a déjà du concret. La réponse est oui ! Au-delà des nombreux tests effectués dans tous les domaines, le secteur de la finance est le plus avancé, avec l’émergence de la finance décentralisée (DeFi pour Decentralised Finance). 

La DeFi permet de réaliser tout ce que propose le secteur bancaire (ex. prêts), sans aucun intermédiaire ou tiers de confiance. Ces derniers sont remplacés par les protocoles et leurs smart contracts ! Le secteur se démocratise de plus en plus et la finance traditionnelle commence à le regarder de près. Aave, Uniswap ou encore Compound font partie des protocoles de DeFi les plus connus construits sur Ethereum.

Ainsi, lorsque la technologie Ethereum sera déployée de manière concrète dans d’autres secteurs, les promesses deviendront réalité.

Enfin, d’autres projets en lien avec les NFTs peuvent s’appuyer sur la blockchain Ethereum. Parmi les projets intéressants vous trouverez par exemple Ecomi, avec des NFTs issus de l’univers Marvel. Ou encore Chiliz (CHZ) et sa plateforme Socios, dans l’univers du football ⚽. Des metaverses s’appuient également sur la blockchain Ethereum, comme The Sandbox.

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Les principaux freins de cette blockchain : performance et coûts

Si vous suivez la blockchain, vous avez forcément noté que même s’il y a du concret, nous ne sommes pas encore au niveau des promesses de révolution exprimée il y a maintenant plus de 10 ans. C’est exactement le cas avec Ethereum. Les projets sont longs à développer et la démocratisation est lente 🐢. Mais ce n’est pas le plus gros problème d’Ethereum.

Le secteur de la DeFi a complètement congestionné le réseau, qui ne peut gérer au maximum que 25 transactions par seconde ! Pour vous donner un exemple, il y a jusqu’à quelques centaines de paiements par carte bancaire par seconde en France. Or, chaque exécution d’un smart contract, chaque paiement ou versement, est considéré comme une transaction. La blockchain Ethereum est donc lente.

La conséquence première se ressent sur les frais de transaction, les fameux gas fees. Ces derniers peuvent atteindre une centaine de dollars pour une simple transaction lorsque le réseau est surchargé.

En raison de cette problématique, des concurrents d’Ethereum essaient de se frayer un chemin. Cardano (et sa crypto ADA), Elrond (et sa crypto EGLD), le projet Polygon (MATIC) ou encore Avalanche (AVAX) tentent de prendre des parts de marché à Ethereum, notamment dans le domaine de la DeFi. Or, ces protocoles ont repris le système des smart contracts, puisque le code d’Ethereum est open source.

Ethereum doit chercher une solution pour faire face à cette nouvelle concurrence. Et si c’était Ethereum 2.0 🤔 ?

Ethereum 2.0, une solution aux problèmes d’Ethereum (ETH) ?

Vous avez peut-être entendu parler de cet Ethereum 2.0. Mais de quoi s’agit-il exactement ? C’est une évolution majeure du réseau, principalement marquée par un changement de consensus de validation

En lieu et place de l’actuelle preuve de travail, couramment appelée Proof-of-Work ou PoW, Ethereum passerait à la preuve d’enjeu, la Proof-of-Stake ou PoS. Notre article introductif présente ces deux types de consensus si vous n’avez pas tout suivi 😉. 

Les conséquences premières seraient à la fois une réduction drastique du coût des transactions et une augmentation très importante du nombre possible de validations de transactions par seconde. Vous comprenez alors que ce passage au consensus PoS peut être la solution ultime pour Ethereum. Pour vous donner une idée, Matrix AI Network qui utilise un consensus de validation hybride (Pow et PoS « mélangés ») dit pouvoir gérer 50 000 transactions par seconde ! Vitalik Buterin a annoncé que cette nouvelle version d’Ethereum devrait même permettre de traiter 100 000 transactions par seconde 😎.

Ainsi, d’une part, l’ensemble de l’écosystème Ethereum, qui reste de loin le plus important en ce début 2022, se verrait efficace et peu coûteux. D’autre part, la concurrence aurait du mal à résister à un réseau qui a déjà fait ses preuves, tout en étant désormais performant.

Conclusion : un avenir radieux… pour peu qu’Ethereum 2.0 tienne ses promesses !

D’une manière générale, les prévisions pour Ethereum sont bonnes. Malgré ses défauts actuels, elle reste la blockchain la plus utilisée par les applications décentralisées. 

Néanmoins, il faut que le passage à Ethereum 2.0 se passe bien. Or, c’est loin d’être aisé… C’est un peu comme changer la locomotive d’un train en marche ! Si cela se déroule comme prévu, Ethereum sera très difficile à arrêter. Au vu des précautions prises, il y a peu de raisons que ce passage échoue. Après, il y a tout de même des risques de planning. Actuellement, une étape importante, « the Merge » devrait avoir lieu le 19 septembre 2022.

Tout en ayant ce dernier point en tête, il reste clair que l’avenir de la blockchain Ethereum a tout pour être radieux. Son écosystème est important, cette blockchain a prouvé qu’elle fonctionnait et qu’elle était sécurisée. Il faut toutefois que le passage au 2.0 se passe bien, car la concurrence pousse derrière. Vous êtes désormais convaincu par l’avenir d’Ethereum ? Consultez notre comparatif des meilleures plateformes d’échange pour vous procurer des ETH !