Frais d’entrée, frais de gestion, frais d’arbitrage… Les assureurs n’ont jamais été à court d’idées pour pimenter la facture de vos contrats d’assurance-vie. Tous les frais ne sont, par ailleurs, pas toujours très visibles. Et, une chose est sûre ; les frais sont très variables d’une assurance-vie à l’autre.

Dès lors, avant de vous lancer, assurez-vous d’avoir en tête toutes les couches de frais et analysez-les avec attention, au risque de voir vos profits quelque peu écornés…

L’essentiel à retenir
  • Une assurance-vie comporte deux grandes couches de frais : ceux du contrat et ceux des supports d’investissement.
  • En 2025, les frais de gestion moyens atteignaient 0,67 % sur le fonds en euros et 0,88 % sur les unités de compte.
  • Les fonds détenus en unités de compte coûtaient en plus 1,60 % par an en moyenne, contre 0,29 % pour les ETF actions.
  • Les meilleurs contrats en ligne ne facturent ni frais de versement ni frais d’arbitrage courant.
  • Les frais de gestion du contrat sont inévitables dans la plupart des assurances-vie, mais 0,50 % à 0,60 % par an constitue aujourd’hui un niveau compétitif pour une gestion libre.
  • La fiscalité appliquée lors d’un retrait ne doit pas être confondue avec les frais de rachat.
  • Les frais ponctuels sont visibles immédiatement, mais les frais annuels récurrents sont généralement les plus pénalisants sur le long terme.

Les moyennes officielles de 2025 proviennent de l’OPEF et de l’ACPR.

➡️ Dans cet article nous décortiquons les frais de l’assurance-vie et analysons les frais de près de 200 contrats !

Les différents type de frais

On peut décomposer les frais de l’assurance-vie en quatre catégories :

  • les frais d’entrée et de versement ;
  • les frais de gestion ;
  • les frais d’arbitrage ;
  • et les frais des supports propres aux unités de compte.

⤵️ Détaillons cela.

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Les frais de versement (ou droits d’entrée) 

Les frais d’entrée correspondent à des commissions perçues sur le montant des sommes que vous allez déposer sur votre contrat d’assurance-vie (à la souscription ou sur chaque versement).

Ces frais servent le plus souvent à payer le distributeur du contrat (courtier, banque ou conseiller en gestion de patrimoine, par exemple). D’après notre analyse, ils sont compris entre 0 et 5% des sommes que vous allez verser sur votre contrat, mais ils sont souvent négociables. Retenez que plus vous versez une somme importante et plus vous pourrez négocier une réduction de ces frais.

Parfois, les assureurs ajoutent des frais d’ouverture de dossier encore appelés frais d’adhésion s’il s’agit d’une association d’épargnants (environ une dizaine d’euros).

En 2026, il est inconcevable de ne pas négocier à la baisse ces frais. D’autant plus, dans le cas où vous versez une somme importante. Mais il est encore mieux de se tourner directement vers une assurance vie sans frais de versement.

📊 Statistiques sur les frais de versement

Le graphique ci-dessous donne la moyenne des frais d’entrée par catégorie d’acteurs :

Frais de versement moyen sur les Assurances vie (en %) par typologie d'acteurs
Frais de versement moyen (en %) par typologie d’acteurs

Sur les 200 assurances-vie que nous avons analysées (cf. la liste dans notre classement), voici ce qu’on observe :

  • 70% prélèvent des frais d’entrée ;
  • lorsque ces frais existent, ils sont compris entre 1% et 5%, avec une moyenne de 3,2%.

✅ Aucun acteur de l’assurance-vie en ligne ne prélève de frais d’entrées !

Les frais de gestion 

Les frais de gestion sont des frais récurrents prélevés sur votre contrat d’assurance-vie. Ils sont en général proportionnels à vos encours et oscillent généralement entre 0,60 et 0,90%.

Notez qu’au sein du même contrat, les frais de gestion pourront être différents :

  • sur les fonds euro (le fonds à capital garanti) ;
  • et sur les unités de compte (tous les autres supports d’investissement boursiers et immobiliers).

Sur le fonds en euros, les frais sont retirés de la participation aux bénéfices versée chaque année ( plus communément appelé taux de l’assurance vie). Ce taux est d’ailleurs affiché net de frais de gestion (mais brut de fiscalité).

Sur les unités de compte, les frais sont le plus souvent prélevés trimestriellement ou semestriellement et sont calculés en pourcentage de la valorisation globale de vos supports d’investissement à ce moment-là.

Par ailleurs, si vous incluez dans votre contrat une gestion pilotée via un mandat de gestion, il est probable que vous ayez à vous acquitter d’un petit supplément de frais.

📊 Statistiques sur les frais de gestion

En moyenne les frais de gestion sont plus faibles sur le fonds euro que sur les unités de compte, bien que la disparité y soit plus forte. En effet :

  • sur les fonds euros analysés :
    • les frais varient de 0,35% à 2,3% par an.
    • les contrats dont les frais de gestion sont inférieurs à 0,50% sur le fonds euros sont principalement ceux des mutuelles et des associations d’assurés, lesquels prélèvement malheureusement des frais d’entré en contre partie.
    • Viennent ensuite les contrats commercialisés en ligne dont les frais se situent souvent entre 0,50% et 0,75%.
  • sur les unités de comptes (UC) :
    • on observe généralement des frais compris entre 0,48% et 1,80%.
    • ➡️ Les contrats les moins chers sont, là encore, les assurances-vie en ligne, comme l’atteste le graphique suivant :
Moyenne de frais de gestion (en %) sur le fonds euro et les unités de compte par typologie d'acteurs.
Moyenne de frais de gestion (en %) sur le fonds euro et les unités de compte par typologie d’acteurs.

En plus de nos chiffres, voici ceux du rapport de l’OPEF 2026 :

Type de fraisMoyenne 2025
Frais sur versement vers le fonds en euros0,55 %
Frais sur versement vers des UC en gestion libre0,54 %
Frais sur versement vers des UC en gestion pilotée ou sous mandat0,65 %
Frais sur versement vers des produits structurés0,72 %
Frais de gestion du fonds en euros0,67 % par an
Frais de gestion des UC, tous modes confondus0,88 % par an
Frais de gestion des UC en gestion libre0,79 % par an
Frais de gestion des UC en gestion pilotée ou sous mandat1,08 % par an
Frais de gestion des produits structurés0,81 % par an
Frais d’arbitrage en gestion libre0,13 % du montant arbitré
Frais sur les arrérages de rente lorsqu’ils sont facturés2,79 %
Source : Rapport annuel 2026 de l’Observatoire des produits d’épargne financière (OPEF)
(25 Juin 2026)

Ces données correspondent à des moyennes pondérées de frais effectivement perçus. Elles ne doivent pas être directement comparées à une moyenne simple des plafonds figurant dans les conditions générales.

🔎 Pour les frais de rente, la moyenne de 2,79 % porte uniquement sur les 14 organismes, parmi les 21 interrogés, qui déclaraient réellement en facturer.

Les frais d’arbitrage 

Si vous êtes d’humeur changeante et que vous aimez modifier vos supports d’investissements de temps à autre, vous pouvez réaliser ce qu’on appelle un arbitrage. Cela permet de « transvaser » une fraction de votre épargne d’un fonds A à un fonds B.

Vous devrez alors supporter des frais supplémentaires, proportionnels au montant de l’opération…

📊 Statistiques sur les frais de gestion

D’après notre étude, 66% des assurances-vie commercialisées en France présentent des frais d’arbitrage compris entre 0,1% et 1%.

Toutefois, certaines compagnies proposent un ou deux arbitrages gratuits chaque année.

➡️ Et sans surprise, les arbitrages sont gratuits sur la plupart des assurances-vie en ligne !

Les frais « cachés » de votre contrat d’assurance-vie

Hugo
Les conseils de Hugo

Les frais dits « cachés » ne sont pas dissimulés : ils figurent normalement dans le document d’informations clés, le tableau standardisé de frais ou le relevé annuel.

Ils restent néanmoins moins visibles que les frais de versement et peuvent être difficiles à additionner.

Nous avons vu que les contrats d’assurance-vie prévoyaient des frais associés à la gestion des unités de compte afin rémunérer l’assureur.

Les unités de compte sont des supports d’investissement boursiers et parfois immobiliers (SCPI et OPCI) gérés par des sociétés de gestion. Mais, ces sociétés de gestion doivent aussi se rémunérer. Chaque support a donc ses propres frais de gestion : comptez autour de 1 à 2 % pour un fonds en actions. Certaines sociétés de gestion peuvent, en plus, prélever des commissions de surperformance en cas de dépassement des objectifs.

➡️ Par conséquent, ces frais rarement mis en avant par l’assureur peuvent vite devenir les plus importants. Qui plus est, certaines sociétés de gestion redistribuent une partie de ces frais aux assureurs et aux courtiers sous forme de rétrocessions et cela créé inévitablement des conflits d’intérêts.

✅ Si vous voulez éviter ces frais, le plus sage est d’opter pour des ETF. Un ETF, aussi appelé tracker, est un fonds d’investissement dont la performance suit celle d’un indice boursier (comme le CAC 40 ou Dow Jones, par exemple). Ces fonds sont gérés de manière quasi-automatique. Leurs coûts de fonctionnement sont donc très réduits et cela se ressent dans les frais prélevés aux investisseurs. Comptez entre 0,1% et 0,5% de frais annuels pour un ETF en actions ; c’est 4 à 20 fois moins que les frais d’un support d’investissement traditionnel !

Attention, tous les contrats d’assurance-vie ne proposent pas d’ETF. Nous les avons listés dans notre comparatif des assurances-vie !

Focus sur les coûts récurrents moyens

Un autre bon indicateur pour comparer les frais d’une assurance-vie est le coût récurrent moyen. Voici comment le calculer :

Coût récurrent d’une unité de compte = frais de gestion du contrat + coûts récurrents du support + éventuel supplément de gestion pilotée.

Exemple :

  • Frais du contrat sur les UC : 0,60 % ;
  • Frais d’un ETF : 0,20 % ;
  • coût récurrent total approximatif : 0,80 % par an.

Avec un fonds actif facturant 1,80 % et un contrat à 0,85 %, le coût récurrent approche au contraire 2,65 % par an, hors éventuels frais de versement, d’arbitrage ou de surperformance.

Il s’agit d’une addition pédagogique : les frais peuvent être prélevés à des dates et sur des assiettes légèrement différentes.

Ainsi, en 2025, les coûts récurrents moyens pondérés des unités de compte étaient les suivants :

Catégorie de supportCoûts récurrents moyens en 2025
Ensemble des fonds en unités de compte1,60 %
Fonds actions1,80 %
Fonds obligataires1,16 %
Fonds immobiliers2,25 %
Fonds diversifiés1,68 %
Fonds monétaires0,29 %
Fonds alternatifs2,33 %
Fonds de private equity2,50 %
ETF actions0,29 %
Fonds indiciels actions non cotés0,77 %
Couts récurrents moyens par catégories de supports

➡️ Les ETF actions étaient donc environ six fois moins coûteux que la moyenne de l’ensemble des fonds actions en 2025. Leur coût récurrent moyen de 0,29 % doit toutefois être ajouté aux frais de gestion du contrat et, parfois, à des frais appliqués lors de l’achat ou de la vente de l’ETF.

Les autres frais à ne pas oublier

Les frais de dossier ou d’adhésion

Ils sont fixes, ponctuels et non systématiques. Ils peuvent notamment correspondre à l’adhésion à une association souscriptrice dans le cas d’un contrat collectif. L’AMF les classe parmi les frais pouvant être demandés à l’ouverture.

Les frais supplémentaires de gestion pilotée

La gestion pilotée ne se limite pas toujours aux frais des supports. Elle peut entraîner :

  • une majoration des frais de gestion du contrat ;
  • des frais de mandat distincts ;
  • l’utilisation de fonds eux-mêmes chargés en frais ;
  • parfois des frais de surperformance.

Les frais moyens du contrat sur les UC atteignaient 1,08 % en gestion pilotée, profilée, déléguée ou sous mandat en 2025, contre 0,79 % en gestion libre.

🚨 Mais attention, ces chiffres n’incluent pas les coûts internes des supports. Ainsi, je vous recommande plutôt la gestion libre pour réduire les frais.

Les frais de transaction sur les ETF et les titres vifs

Certains contrats annoncent « 0 % de frais d’arbitrage » tout en facturant une commission spécifique sur les ETF ou les actions en direct. Plusieurs contrats actuels facturent environ 0,06 % à 0,10 % sur ces opérations. Cf. notre comparatif des meilleures assurances-vie.

Donc l’absence de frais d’arbitrage ne signifie pas nécessairement que tous les achats et toutes les ventes sont gratuits.

💡 Bref, n’oubliez pas de consulter les lignes spécifiques aux ETF, aux actions, aux produits structurés et aux supports immobiliers.

Les coûts spécifiques aux SCPI et aux supports immobiliers

Pour une SCPI logée dans une assurance-vie, vous pouvez cumuler :

  • les frais de gestion annuels du contrat ;
  • les frais propres à la SCPI ;
  • des frais d’acquisition ou d’arbitrage ;
  • une éventuelle retenue d’une partie des loyers par l’assureur ;
  • un délai de jouissance ou une période temporaire de désinvestissement ;
  • des pénalités particulières en cas de sortie anticipée sur certains supports.

➡️ Au final, les fonds immobiliers présentaient en moyenne 2,25 % de coûts récurrents en 2025, avant les frais du contrat. Pour en savoir plus : les meilleures SCPI en assurance-vie.

Les produits structurés et le private equity

🚨 Le private equity affichait les coûts récurrents moyens les plus élevés parmi les catégories étudiées en 2025 : 2,50 %.

Les produits structurés faisaient quant à eux l’objet de frais de versement moyens de 0,72 % et de frais de gestion du contrat de 0,81 %. Sans oublier que peuvent s’ajouter des coûts intégrés dans la construction du produit.

Si ces supports vous intéresse, regarder suelement le pourcentage de « frais de gestion » est donc insuffisant. Il faut aussi examiner le DIC, le scénario de performance, le coût total et l’incidence annuelle des coûts sur le rendement.

💡 Pour approfondir ce sujet, je vous recommande ces articles : Produits structurés : fonctionnement, avantages et inconvénients et Le Private equity en assurance-vie, une bonne idée ?

Y a-t-il des frais pour retirer son argent d’une assurance-vie ?

Même si la plupart des contrats modernes ne facturent pas de frais de rachat, certains contrats peuvent encore prévoir une indemnité.

En général, elle ne peut pas dépasser 5 % de la valeur des engagements et aucune indemnité ordinaire ne peut être appliquée après dix ans.

Depuis octobre 2024, des exceptions existent toutefois pour certaines unités de compte investies dans des actifs non cotés et particulièrement illiquides. Les plafonds peuvent alors atteindre 10 % ou 20 % selon les circonstances prévues par le Code des assurances. (Légifrance)

🔎 Enfin, il faut bien distinguer :

  • les frais de rachat, prélevés par l’assureur lorsqu’ils sont prévus ;
  • la fiscalité du rachat, qui porte uniquement sur la fraction de gains ;
  • les prélèvements sociaux, qui sont des impôts et non des frais du contrat.

Les frais de sortie en rente

La conversion en rente peut entraîner :

  • des frais de conversion ;
  • des frais annuels de gestion de la rente ;
  • des frais sur chaque arrérage versé.

Parmi les assureurs qui en facturaient, les frais sur arrérages représentaient en moyenne 2,79 % de chaque échéance en 2025.

La sortie en rente reste cependant très minoritaire en assurance-vie : en 2024, elle représentait moins de 1 % des prestations des contrats individuels à versements libres.

Les options de votre contrat d’assurance vie

Un contrat d’assurance vie contient pléthore d’options : arbitrages automatiques pour sécuriser vos gains ou limiter la casse en cas de chute de la bourse ; garantie plancher pour assurer votre capital à la succession, etc. 

Toutes ces options ont un coût qu’il convient de bien analyser avant d’y souscrire !

L’impact cumulé des frais sur la performance de l’assurance-vie

Visuellement les frais de gestion peuvent paraître faibles et sans importance. Quelques pourcents par-ci et quelques pourcents par là. En réalité, ils peuvent avoir un impact majeur sur la performance à long terme de votre assurance-vie. 

Rendement brut vs rendement net

Pour se rendre compte de l’importance des frais de gestion, on peut tout simplement comparer le rendement brut et le rendement net des supports d’investissement.

Plusieurs performances peuvent apparaître dans les documents de votre assurance-vie. La performance d’un fonds est généralement communiquée après déduction de ses propres coûts récurrents, mais avant les frais de gestion prélevés par l’assureur sur votre contrat. La performance finale de votre investissement tient compte de ces deux couches de frais.

Par exemple, un bon fonds en actions aura une performance brute annuelle moyenne de l’ordre 8% par an. Si l’on suppose que ce fonds prélève 2,15% et que votre assurance-vie prélève 0,85% de frais, le rendement net tombe à 5%. C’est plus d’un tiers de performance en moins !

Or, de même que les intérêts se cumulent avec le temps, les frais aussi se cumulent avec le temps. Et un tiers de performance en moins peut se traduire par des milliers d’euros de perdus à long terme. Pour illustrer nos propos, réalisons une petite simulation.

Simulation de l’impact des frais sur 10, 20 et 30 ans

Imaginons un placement initial de 10 000 €, avec une performance brute annuelle de 8 %. 

Comparons deux situations : 

  • l’un avec des frais de gestion annuels 0,85% et de 2,15% sur les supports, soit un total de 3% de frais de gestion annuels (c’est typiquement le cas pour les assurances-vie des banques traditionnelles avec des fonds d’investissement en actions).
  • Et l’autre, avec 0,5% sur l’assurance-vie et 0,5% sur les supports, soit un total de 1% (ce que vous obtiendriez avec une bonne assurance-vie en ligne et des ETF).

Voici le résultat : 

Graphique de comparaison performance avec frais

Sur ce graphique, on voit que l’écart se creuse avec les années. Après 3 ou 4 ans, la courbe verte (avec 3% de frais) est encore très proche de la courbe jaune (1% de frais) et de la courbe rouge (sans frais). 

Mais au bout de 30 ans, l’écart est tout simplement considérable ! Avec un 1% de frais, votre épargne est valorisée 75 000 €, contre seulement 43 000 € pour l’assurance-vie avec 3% de frais. Un manque à gagner de 32 000 euros qui risque de vous donner envie de décortiquer les petites lignes de votre assurance-vie.

Mais ce n’est pas tout, sur ce graphique on voit aussi que, même avec 1% de frais seulement, l’impact sur la performance n’est pas négligeable. Car si vous n’aviez pas eu de frais du tout, c’est bien 100 000 € que vous auriez obtenus ! Cela montre que chaque petit point de pourcentage compte.

Cet exemple est volontairement simple pour votre compréhension. Il faut néanmoins ajouter trois précisions :

  1. les frais sont simplifiés par une soustraction directe au rendement ;
  2. les performances sont supposées constantes ;
  3. la fiscalité n’est pas prise en compte.

Conclusion : comment réduire les frais de votre assurance vie ?

➡️ À la suite de notre analyse, la conclusion est sans appel. Si vous souhaitez minimiser les frais de votre assurance vie, le mieux reste encore :

  • d’opter pour un contrat commercialisé par un courtier en ligne ou une Fintech, sans frais d’entrée et avec des frais de gestion réduits ;
  • de choisir des ETF plutôt que des fonds d’investissement classiques en ce qui concerne vos unités de compte.

Le graphique ci-dessous vous donne un aperçu des frais économisés en procédant de la sorte : vous divisez la facture par 3 sur vos unités de compte !!

Frais totaux sur les unités de compte pour une assurance-vie de banque de réseau et une assurance d'un courtier en ligne avec des supports en ETF. Les frais d'entrée ont été lissé sur 8 ans.
Frais totaux sur les unités de compte pour une assurance-vie de banque de réseau et une assurance d’un courtier en ligne avec des supports en ETF. Les frais d’entrée ont été lissé sur 8 ans.

➡️ Sinon, c’est par ici pour trouver la meilleure assurance-vie !

Questions fréquentes

Existe-t-il des assurance-vie sans frais ?

Par abus de langage, certains parlent d’assurance-vie sans frais, alors qu’il s’agit en réalité d’assurances-vie sans frais d’entrée. Il n’existe donc pas d’assurance-vie sans aucuns frais. Il y a toutefois une exception, le contrat Corum Life, qui ne présente ni frais d’entrée ni frais de gestion. Par contre cette assurance-vie ne permet d’investir que dans les supports d’investissement de Corum, lesquels ont des frais non négligeables.

Quels placements utiliser pour payer moins de frais que dans l’assurance-vie ?

Le PEA et le CTO évitent les frais annuels propres à l’enveloppe d’assurance-vie sur les unités de compte. Ils peuvent néanmoins entraîner des frais de courtage, de garde, de change ou de transfert, auxquels s’ajoutent les coûts des fonds détenus.
Si vous hésitez, on vous aide à choisir entre le PEA et l’assurance-vie ici, et le compte-titres et l’assurance-vie là.